mercredi 1 juin 2011

Les rencontres du mois de juin!









Jeudi 9 juin, 19h30

Rencontre-conférence avec

Yves Citton et

Dominique Quessada,

Sur le thème de la revue Multitudes n°45

« Du commun au comme-un. Nouvelles

politiques de l’agir à plusieurs »

Qu’est-ce aujourd’hui que le collectif ? Telle est peut-être la question des questions qui se pose à notre époque. Sociologues et théoriciens de la politique y réfléchissent bien entendu depuis des siècles, mais elle devient de plus en plus urgente au fur et à mesure que nos modes d’interaction et d’interdépendance se complexifient, s’intensifient et se diversifient. Ce numéro spécial de Multitudes entend l’aborder de front, ce qui implique toutefois de la diffracter en une multiplicité de problèmes

adjacents. « Pourquoi et au nom de quoi agissons nous ensemble ? », « Comment échouons-nous à mieux être et agir ensemble ? », « Comment pourrions-nous y réussir autrement ? », « A quoi tenons-nous ? » : autant de questions dont la réponse s’accorde au terme même de « multitudes », tant les

modes de production du collectif, échappant aux modèles et concepts élaborés par la philosophie politique classique, sont aujourd’hui multiples, proliférant, objets d’expérimentations dans des champs

hétérogènes, tenant tout autant de l’action que de la théorie.

Yves Citton

Professeur de littérature à l’université de Grenoble et membre du collectif de rédaction deMultitudes, a récemment publié Zazirocratie. Très curieuse introduction à la biopolitique et à la critique de la croissance (Paris, Éditions Amsterdam, 2011), L’Avenir des Humanités (2010) et Mythocratie. Storytelling et imaginaire de gauche (2010)

Dominique Quessada

Écrivain et docteur en philosophie, est chargé de séminaire au Collège international de philosophie et membre du collectif de rédaction de Multitudes. Il a publié Le Dos du

collectionneur (Méréal-Maison Européenne de la Photographie, Paris, 1999), Le Nombril des

femmes (Seuil, Paris, 1999), La Société de consommation de soi (Verticales, Paris, 1999), L’Esclavemaître (Verticales, Paris, 2002),Court traité d’altéricide, (Verticales, Paris, 2007). Il

travaille actuellement à la rédaction deL’inséparé, Essai sur l’homme sans Autre.

Multitudes est une revue trimestrielle politique, artistique et philosophique.

http://multitudes.samizdat.net

Mercredi 22 juin

De 16h à 18h

La librairie accueille l’auteur de la célèbre enfant de Montmartre

à l’occasion de la sortie de l’épisode numéro 17.

Françoise Boublil

Loulou

de Montmartre

Bayard


Jeudi 23 mars

19h30

Rencontre avec

Carole Zalberg et

Christophe Fourvel

Autour des ouvrages publiés aux

éditions du Chemin de fer


L’invention du désir

De Carole Zalberg, vu par Frédéric Poincelet

L'invention du désir ou le monologue d'une femme qui célèbre avec lyrisme le désir amoureux.

Carole Zalberg nous entraîne dans les méandres d'une passion qui se tisse entre une femme et un homme, mariés chacun de leur côtés. Et là, entre fantasme et réalité, le désordre des sentiments attendu fait place à l'évidente nécessité de vivre et d'inventer jusqu'au bout cette parenthèse amoureuse.

En contrepoint du lyrisme de la prose, Fréderic Poincelet impose son dessin acéré et précis et trace obsessionnellement un jeu de miroirs où le fantasme se fait chair et le désir, érotisme assumé.

"Il n'y a rien de toi que je n'aime pas et un beau jour, tu t'es trouvé là. C'en est peut-être à hurler tant cela semble un rendez-vous manqué. Toutefois tu es là: depuis la première heure installé en moi. Je ne peux, je ne veux t'ignorer. Mais même là où personne ne va, je n'imagine rien perdre ni abîmer de ma vie avant et depuis toi."



La dernière fois où j’ai eu un corps

De Christophe Fourvel, vu par Nathalie Lamotte

La dernière fois où j'ai eu un corps est l'histoire tristement banale d'une jeune Albanaise, trahie, vendue, prostituée.

Dans ce texte violent et sans concession, Christophe Fourvel réussit la prouesse de donner la parole à son héroïne, qui nous conte ses mots, ses erreurs et ses errances, le quotidien de son arrivée en France, de son inexorable descente en enfer.

C'est dans cette parole retranscrite, ce langage uppercut, entre les mots crus et les approximations poétiques, que la littérature crée ce miracle de pouvoir dénoncer l'horreur du monde en cherchant beauté et bienveillance au fin fond d'une humanité barbare.

De grâce aussi, il est question dans les formes de Nathalie Lamotte qui rythme le livre de ses encres rouges hésitant en la chair et la fleur.

"Le premier camion n'attendait plus que moi, le reste femelle était encoigné sous les bâches. Marco n'était plus Marco au moment de la frontière. Pendant cinq ans j'ai refusé à ma bouche de le dire en albanais ou dans la langue du trottoir. Dans toutes les langues pourries du monde, pendant cinq ans, j'ai pas autorisé ma bouche à dire que Marco m'avait vendue."

www.chemindefer.org


Mardi 28 juin

19h30

Yann Bloyet

Chut ! Le journal d’un directeur

d’école

Editions Jacob Duvernet

Connaissez-vous un métier où on est le matin coach, diplomate et secouriste; à midi flic, plombier et balayeur; le soir comptable, réparateur et psychologue? Oui, je parle bien de directeur d'école. Les rayons des librairies ne manquent pas de pamphlets et de livres sinistres sur l'école. Celui de Yann Bloyet est léger, drôle et finalement optimiste. Il est aussi certainement plus sincère que beaucoup d'autres.

François Jarraud (Le café pédagogique)

http://yann.bloyet.free.fr/



Jeudi 30 juin

19h30

Renaud Czarnes

Un passant ordinaire

Editions Léo Scheer

Etudiant attardé, musicien de jazz médiocre, Calude vit de petits boulots à Montmartre. Dilettante d’exception à l’esprit presque aussi libre que ses journées, il se laisse aller à ses divagations, aux côtés de Côme, son voisin de palier octogénaire, Rosemonde, la tripière de la rue Lepic, et Très-Cher-Zut, son ami d’enfance contrebassiste.

Jusqu’à ce que Zoé emménage dans son immeuble. Surtout, jusqu’à ce que survienne un terrible évènement et que son existence chavire. Après avoir vécu à rebours, Calude retrouvera-t-il le sens de la marche ?

Récit d’une vie en équilibre instable, multipliant fantaisies et épisodes cocasses, Un passant ordinaire est aussi un roman amoureux de Paris, dont le jazz est la petite musique de nuit.

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