Jeudi 9 juin, 19h30
Rencontre-conférence avec
Yves Citton et
Dominique Quessada,
Sur le thème de la revue Multitudes n°45
« Du commun au comme-un. Nouvelles
politiques de l’agir à plusieurs »

Qu’est-ce aujourd’hui que le collectif ? Telle est peut-être la question des questions qui se pose à notre époque. Sociologues et théoriciens de la politique y réfléchissent bien entendu depuis des siècles, mais elle devient de plus en plus urgente au fur et à mesure que nos modes d’interaction et d’interdépendance se complexifient, s’intensifient et se diversifient. Ce numéro spécial de Multitudes entend l’aborder de front, ce qui implique toutefois de la diffracter en une multiplicité de problèmes
adjacents. « Pourquoi et au nom de quoi agissons nous ensemble ? », « Comment échouons-nous à mieux être et agir ensemble ? », « Comment pourrions-nous y réussir autrement ? », « A quoi tenons-nous ? » : autant de questions dont la réponse s’accorde au terme même de « multitudes », tant les
modes de production du collectif, échappant aux modèles et concepts élaborés par la philosophie politique classique, sont aujourd’hui multiples, proliférant, objets d’expérimentations dans des champs
hétérogènes, tenant tout autant de l’action que de la théorie.
Yves Citton
Professeur de littérature à l’université de Grenoble et membre du collectif de rédaction deMultitudes, a récemment publié Zazirocratie. Très curieuse introduction à la biopolitique et à la critique de la croissance (Paris, Éditions Amsterdam, 2011), L’Avenir des Humanités (2010) et Mythocratie. Storytelling et imaginaire de gauche (2010)
Dominique Quessada
Écrivain et docteur en philosophie, est chargé de séminaire au Collège international de philosophie et membre du collectif de rédaction de Multitudes. Il a publié Le Dos du
collectionneur (Méréal-Maison Européenne de la Photographie, Paris, 1999), Le Nombril des
femmes (Seuil, Paris, 1999), La Société de consommation de soi (Verticales, Paris, 1999), L’Esclavemaître (Verticales, Paris, 2002),Court traité d’altéricide, (Verticales, Paris, 2007). Il
travaille actuellement à la rédaction deL’inséparé, Essai sur l’homme sans Autre.
Multitudes est une revue trimestrielle politique, artistique et philosophique.
http://multitudes.samizdat.net
Mercredi 22 juin
De 16h à 18h
La librairie accueille l’auteur de la célèbre enfant de Montmartre
à l’occasion de la sortie de l’épisode numéro 17.
Françoise Boublil
Loulou
de Montmartre

Bayard
Jeudi 23 mars
19h30
Rencontre avec
Carole Zalberg et
Christophe Fourvel
Autour des ouvrages publiés aux
éditions du Chemin de fer
L’invention du désir
De Carole Zalberg, vu par Frédéric Poincelet

L'invention du désir ou le monologue d'une femme qui célèbre avec lyrisme le désir amoureux.
Carole Zalberg nous entraîne dans les méandres d'une passion qui se tisse entre une femme et un homme, mariés chacun de leur côtés. Et là, entre fantasme et réalité, le désordre des sentiments attendu fait place à l'évidente nécessité de vivre et d'inventer jusqu'au bout cette parenthèse amoureuse.
En contrepoint du lyrisme de la prose, Fréderic Poincelet impose son dessin acéré et précis et trace obsessionnellement un jeu de miroirs où le fantasme se fait chair et le désir, érotisme assumé.
"Il n'y a rien de toi que je n'aime pas et un beau jour, tu t'es trouvé là. C'en est peut-être à hurler tant cela semble un rendez-vous manqué. Toutefois tu es là: depuis la première heure installé en moi. Je ne peux, je ne veux t'ignorer. Mais même là où personne ne va, je n'imagine rien perdre ni abîmer de ma vie avant et depuis toi."
La dernière fois où j’ai eu un corps
De Christophe Fourvel, vu par Nathalie Lamotte

La dernière fois où j'ai eu un corps est l'histoire tristement banale d'une jeune Albanaise, trahie, vendue, prostituée.
Dans ce texte violent et sans concession, Christophe Fourvel réussit la prouesse de donner la parole à son héroïne, qui nous conte ses mots, ses erreurs et ses errances, le quotidien de son arrivée en France, de son inexorable descente en enfer.
C'est dans cette parole retranscrite, ce langage uppercut, entre les mots crus et les approximations poétiques, que la littérature crée ce miracle de pouvoir dénoncer l'horreur du monde en cherchant beauté et bienveillance au fin fond d'une humanité barbare.
De grâce aussi, il est question dans les formes de Nathalie Lamotte qui rythme le livre de ses encres rouges hésitant en la chair et la fleur.
"Le premier camion n'attendait plus que moi, le reste femelle était encoigné sous les bâches. Marco n'était plus Marco au moment de la frontière. Pendant cinq ans j'ai refusé à ma bouche de le dire en albanais ou dans la langue du trottoir. Dans toutes les langues pourries du monde, pendant cinq ans, j'ai pas autorisé ma bouche à dire que Marco m'avait vendue."
www.chemindefer.org
Mardi 28 juin
19h30
Yann Bloyet
Chut ! Le journal d’un directeur
d’école

Editions Jacob Duvernet
Connaissez-vous un métier où on est le matin coach, diplomate et secouriste; à midi flic, plombier et balayeur; le soir comptable, réparateur et psychologue? Oui, je parle bien de directeur d'école. Les rayons des librairies ne manquent pas de pamphlets et de livres sinistres sur l'école. Celui de Yann Bloyet est léger, drôle et finalement optimiste. Il est aussi certainement plus sincère que beaucoup d'autres.
François Jarraud (Le café pédagogique)
Jeudi 30 juin
19h30
Renaud Czarnes
Un passant ordinaire
Editions Léo Scheer
Etudiant attardé, musicien de jazz médiocre, Calude vit de petits boulots à Montmartre. Dilettante d’exception à l’esprit presque aussi libre que ses journées, il se laisse aller à ses divagations, aux côtés de Côme, son voisin de palier octogénaire, Rosemonde, la tripière de la rue Lepic, et Très-Cher-Zut, son ami d’enfance contrebassiste.
Jusqu’à ce que Zoé emménage dans son immeuble. Surtout, jusqu’à ce que survienne un terrible évènement et que son existence chavire. Après avoir vécu à rebours, Calude retrouvera-t-il le sens de la marche ?
Récit d’une vie en équilibre instable, multipliant fantaisies et épisodes cocasses, Un passant ordinaire est aussi un roman amoureux de Paris, dont le jazz est la petite musique de nuit.
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