jeudi 5 janvier 2012

Programme des rencontres de janvier


Jeudi 19 janvier, 19h30
Rencontre
avec les éditions Koïnè et
l’auteur
Marie-Pierre Cattino
à l’occasion de la parution du monologue
« Les larmes de Clytemnestre ».
Lecture
de l’œuvre par l’auteur à partir de 19h30.





« Me voilà veuve, ça fait un drôle d’effet ! Il était là et ne l’est plus. En un seul jour, sa destinée a basculé et la mienne avec. Je ne pleure pas, non pas parce que la force me manque mais désopilant de se retrouver là assise, le couteau encore dans la main, lever les yeux et voir son propre amant détourner la tête, écoeuré, ou je ne sais… ».
Jean-Claude Grumbert a écrit dans sa préface de Elle : « Marie-Pierre Cattino sait, avec ce texte, déjà écrire les mots et leur ombre, le silence, le non-dit, la douleur, la blessure secrète…et tout ceci en restant elle-même ; à mi-voix presque ».
De l’histoire contemporaine à la mythologie, l’écriture de Marie-Pierre Cattino interroge ses concitoyens sur le temps présent…


L’auteur :
Après des études en psychologie, Marie-Pierre Cattino s’est formée  à l’écriture dramatique avec Michel Azama à l’école Jacques Lecoq. Elle a obtenu une bourse de découverte de l’association Beaumarchais pour Elle. Sa pièce a été jouée à Nancy, au Luxembourg, à Audun-le-Tiche, à Quimper ainsi qu’au salon du théâtre à Paris et traduite en italien par Pino Tierno à l’occasion du festival «Parole e Scena » à Rome. Sa pièce Tirée au cordeau a été montée au Théâtre des Charmes puis à la scène nationale du Havre. Marie-Pierre Cattino a été artiste dramatique associée à la Scène nationale du Havre, travaillant avec la maison de l’adolescence autour de ses textes. Cette pièce été présentée au baccalauréat, section théâtre dans l’académie de Haute Normandie. La Vallée aux pommes, texte pour la jeunesse, a été lu à Paris à l’occasion de Lire en Fête, par le collectif de comédiens de l’ART Studio Théâtre puis travaillé en résidence aux Ulis, scène conventionnée pour la jeunesse. Elle a reçu la bourse de la création du Centre national du livre pour Les flèches perdues qui sera édité par les Éditions Koinè en mars 2012.
Publications :
La ville des aveugles, Passage d’encres, revue littéraire et artistique, septembre 2002
Elle, suivi de Tirée au cordeau, l’Avant-Scène théâtre, collection les Quatre-Vents, avril 2006
Les larmes de Clytemnestre, éditions Koïnè, juillet 2001
À paraître aux Éditions Koinè en mars 2012 : Les flèches perdues.


Mercredi 25 janvier, 19h30
Rencontre
avec les 
éditions Rue Fromentin 
et l’auteur 
Bertrand Guillot
à l’occasion de la parution de son dernier livre
« Le métro est un sport collectif ».

Le métro, sa grisaille, ses retards, sa déprime… Les clichés ont la peau dure. Mais il est parfois possible de leur tanner le cuir et de voir au travers. Pour Bertrand Guillot, le métro est avant tout une scène sur laquelle nous défilons tous à tour de rôle (et le prix de la place défie toute concurrence). La comédie n’est pas exclue, la romance non plus, le drame pointe parfois… Bref, aujourd’hui, le romanesque est dans le métro, bien plus que dans les séries ou la télé-réalité.
C’est aussi l’un des derniers lieux du « lien social », où les frontières et les séparations si solides en surface s’évanouissent subitement sur les quais. Tout est permis. Dans le métro, il n’y a plus de première classe depuis longtemps. Dans la vie « à l’air libre », c’est un peu différent… Paradoxalement, on étouffe là-haut. 

Le métro est un sport collectif est le fruit d’une année d’observation, de reportage, de chroniques. Bertrand Guillot traduit, avec justesse et humour, l’ambiance des stations. Son sens du portrait – particulièrement du portrait féminin –, sa science du détail juste font merveille dans ce recueil où la délicatesse du trait n’atténue en rien le réalisme des personnages et des situations.


Le métro est un sport collectif est le troisième ouvrage de Bertrand Guillot après Hors jeu (éditions Le Dilettante) et B.a.-ba (éditions rue ƒromentin).
La

Extrait :
À l’avant du dernier wagon de ce métro à l’ancienne, ligne 11, la porte-hublot est encadrée par les vitrines inamovibles de Telemarket (« Rentrez directement chez vous ») et Wall Street English (« My taylor is rich »). Sur les deux espaces du dessus, les voyageurs ont parfois droit à quelques lignes de poésie, entre oulipo et haiku. Mais ce soir foin de littérature, l’heure est au réalisme : Price Minister a colonisé le haut de l’affiche, avec son slogan devenu classique : « Devenez radin ». Un faux second degré masquant un bon vieux premier degré décomplexé : une provocation ultime pour les militants antipub.

Il y en avait un, d’ailleurs. Plus souriant que l’autre fois. Vandale génial, plus poète que tous les rimailleurs du métro réunis, il n’a pas travaillé au marqueur. Il s’est contenté de découper soigneusement les deux affiches.
Et voilà qu’au-dessus de la tête des voyageurs se proclame maintenant en double ce mot unique :
DEVENEZ.
Voilà qui fait un beau slogan.
Je devrais peut-être m’y mettre.


wwwleternelretour.fr

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