Jeudi 19 janvier, 19h30
Rencontre
avec les éditions Koïnè et
l’auteur
Marie-Pierre Cattino
à l’occasion de la parution du
monologue
« Les larmes de
Clytemnestre ».
Lecture
de l’œuvre par l’auteur à partir de
19h30.
« Me voilà veuve, ça fait un
drôle d’effet ! Il était là et ne l’est plus. En un seul jour, sa destinée
a basculé et la mienne avec. Je ne pleure pas, non pas parce que la force me
manque mais désopilant de se retrouver là assise, le couteau encore dans la
main, lever les yeux et voir son propre amant détourner la tête, écoeuré, ou je
ne sais… ».
Jean-Claude Grumbert a écrit dans sa préface de Elle : « Marie-Pierre
Cattino sait, avec ce texte, déjà écrire les mots et leur ombre, le silence, le
non-dit, la douleur, la blessure secrète…et tout ceci en restant elle-même ;
à mi-voix presque ».
De l’histoire contemporaine à la mythologie, l’écriture de
Marie-Pierre Cattino interroge ses concitoyens sur le temps présent…
L’auteur :
Après des études en psychologie,
Marie-Pierre Cattino s’est formée à
l’écriture dramatique avec Michel Azama à l’école Jacques Lecoq. Elle a obtenu
une bourse de découverte de l’association Beaumarchais pour Elle. Sa pièce a
été jouée à Nancy, au Luxembourg, à Audun-le-Tiche, à Quimper ainsi qu’au salon
du théâtre à Paris et traduite en italien par Pino Tierno à l’occasion du
festival «Parole e Scena » à Rome. Sa pièce Tirée au cordeau a été montée au
Théâtre des Charmes puis à la scène nationale du Havre. Marie-Pierre Cattino a
été artiste dramatique associée à la Scène nationale du Havre, travaillant avec
la maison de l’adolescence autour de ses textes. Cette pièce été présentée au
baccalauréat, section théâtre dans l’académie de Haute Normandie. La Vallée aux
pommes, texte pour la jeunesse, a été lu à Paris à l’occasion de Lire en Fête,
par le collectif de comédiens de l’ART Studio Théâtre puis travaillé en
résidence aux Ulis, scène conventionnée pour la jeunesse. Elle a reçu la bourse
de la création du Centre national du livre pour Les flèches perdues qui sera
édité par les Éditions Koinè en mars 2012.
Publications :
La ville des aveugles, Passage d’encres, revue littéraire et
artistique, septembre 2002
Elle, suivi de Tirée au
cordeau, l’Avant-Scène théâtre, collection les Quatre-Vents, avril 2006
Les larmes de Clytemnestre, éditions Koïnè, juillet 2001
À paraître aux Éditions Koinè en
mars 2012 : Les flèches perdues.
Mercredi 25 janvier, 19h30
Rencontre
avec les
éditions Rue Fromentin
et l’auteur
Bertrand Guillot
à l’occasion de la parution de son
dernier livre
« Le métro est un
sport collectif ».
Le métro, sa grisaille, ses retards, sa déprime… Les clichés ont
la peau dure. Mais il est parfois possible de leur tanner le cuir et de voir au
travers. Pour Bertrand Guillot, le métro est avant tout une scène sur laquelle
nous défilons tous à tour de rôle (et le prix de la place défie toute
concurrence). La comédie n’est pas exclue, la romance non plus, le drame pointe
parfois… Bref, aujourd’hui, le romanesque est dans le métro, bien plus que dans
les séries ou la télé-réalité.
C’est aussi l’un des derniers lieux du « lien
social », où les frontières et les séparations si solides en surface
s’évanouissent subitement sur les quais. Tout est permis. Dans le métro, il n’y
a plus de première classe depuis longtemps. Dans la vie « à l’air
libre », c’est un peu différent… Paradoxalement, on étouffe là-haut.
Le métro est un sport collectif est le fruit d’une année d’observation, de reportage, de
chroniques. Bertrand Guillot traduit, avec justesse et humour, l’ambiance des
stations. Son sens du portrait – particulièrement du portrait féminin –, sa
science du détail juste font merveille dans ce recueil où la délicatesse du
trait n’atténue en rien le réalisme des personnages et des situations.
Le métro est un sport
collectif est le troisième ouvrage de Bertrand
Guillot après Hors jeu (éditions Le Dilettante) et B.a.-ba (éditions rue ƒromentin).
La
Extrait :
À l’avant du dernier wagon de ce métro à l’ancienne, ligne 11, la
porte-hublot est encadrée par les vitrines inamovibles de Telemarket
(« Rentrez directement chez vous ») et Wall Street English (« My
taylor is rich »). Sur les deux espaces du dessus, les voyageurs ont
parfois droit à quelques lignes de poésie, entre oulipo et haiku. Mais ce soir
foin de littérature, l’heure est au réalisme : Price Minister a colonisé
le haut de l’affiche, avec son slogan devenu classique : « Devenez
radin ». Un faux second degré masquant un bon vieux premier degré
décomplexé : une provocation ultime pour les militants antipub.
Il
y en avait un, d’ailleurs. Plus souriant que l’autre fois. Vandale génial, plus
poète que tous les rimailleurs du métro réunis, il n’a pas travaillé au
marqueur. Il s’est contenté de découper soigneusement les deux affiches.
Et
voilà qu’au-dessus de la tête des voyageurs se proclame maintenant en double ce
mot unique :
DEVENEZ.
Voilà
qui fait un beau slogan.
Je devrais peut-être m’y mettre.
wwwleternelretour.fr


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